Rapport Annuel 2025 De Tamarack

Ce que nous avons appris en 2025

 

 

Reconnaissances et engagements

Dans un esprit de respect, de réciprocité et de vérité, nous honorons et reconnaissons que notre travail se déroule sur l’île de la Tortue (Amérique du Nord). Nous le faisons pour reconnaître les héritages de la colonisation, de l’esclavage et du racisme afin que notre travail en faveur de changements à l’échelle des communautés contribue à des avenirs plus équitables pour tout le monde. 

Reconnaissance territoriale

À l’Institut Tamarack, nous reconnaissons que la majorité de notre travail se déroule sur les territoires ancestraux des peuples autochtones, notamment des Premières Nations, Métis et Inuit. Nous reconnaissons la contribution des peuples autochtones et soutenons leurs luttes continues pour l’autodétermination et la souveraineté. Nous nous engageons à comprendre l’histoire des terres qui nous accueillent et à contribuer à faire avancer la justice pour tous les peuples autochtones.

Reconnaissance d'ascendance africaine

Nous tenons également à rendre hommage à toutes les personnes qui sont arrivées sur l'Île de la Tortue – migrant.e.s de cette génération ou des générations précédentes – et ceux et celles qui y sont arrivés involontairement, amenés sur ces terres par la traite transatlantique et l'esclavage.

Tamarack rend hommage à ces ancêtres d'origine africaine et les remercie de leurs contributions à la transformation des systèmes de manière à promouvoir le sentiment d'appartenance et de sécurité de chacun et chacune. À Tamarack, nous agissons pour prendre conscience des manifestations systémiques du racisme anti-Noir, les reconnaître et les combattre.

Les communautés noires et autochtones démontrent qu'il est possible de travailler ensemble, solidairement, vers la paix et l'équité en comptant sur notre sagesse, nos connaissances et nos ressources collectives pour favoriser la guérison au sein de nos communautés.

Engagement vers la réconciliation

À l’Institut Tamarack, nous reconnaissons que sur l’ensemble de ce territoire, les détenteurs et détentrices de droits autochtones continuent de subir une oppression et des inégalités systémiques découlant de systèmes et d’idéologies coloniales. Reconnaissant l’importance des perspectives, des savoirs et de la souveraineté des Premières Nations, Métis et Inuit, nous nous engageons à bâtir des relations qui intègrent l’intention, le respect, la réciprocité, la collaboration et l’humilité culturelle avec les Premières Nations, Métis et Inuit. Nous nous engageons à créer des moments d’apprentissage commun, de cocréation et d’action collective qui honorent les valeurs, les traditions et les aspirations des Premières Nations, Métis et Inuit et qui favorisent la réconciliation.

Dans le cadre de notre engagement vers la réconciliation, nous intégrerons également les cadres d’autochtonisation et de décolonisation dans notre travail. Bien que interreliés, ces cadres de référence ont des objectifs et des approches distincts, et chacun est tout aussi important pour promouvoir l’équité et la justice pour les peuples autochtones. 

Lettre du conseil d’administration de l’Institut Tamarack.

Selon le conseil d’administration, les changements systémiques profonds sont le fruit d’un solide sens de l’organisation, d’un leadership partagé et d’une compréhension approfondie des interactions au sein des communautés et des institutions. C’est par l’expérience vécue, les relations et le leadership des personnes que les priorités émergent et que les solutions prennent forme. C’est par le leadership collectif et les efforts coordonnés que l’élan est maintenu et que le statu quo est efficacement remis en question. Et c’est par une compréhension approfondie des lieux que ce travail continue à tenir compte des forces, des histoires et des réalités uniques des communautés que nous servons.

Les progrès soutenus dépendent également de la disponibilité des ressources et des conditions nécessaires pour soutenir ce travail à long terme. Si la passion peut insuffler un élan et une énergie, c’est l’alignement entre les personnes, la stratégie et les ressources qui garantit la durabilité des changements. Cela se reflète dans l’engagement de nos partenaires à poursuivre leur mobilisation, à s’adapter, à apprendre et à désapprendre, et à continuer à faire progresser des retombées équitables, même lorsque les avancées sont complexes ou progressives. Cette volonté persistante est ce qui donne sa particularité au conseil d’administration de l’Institut Tamarack et ce qui permet de passer des efforts issus d’initiatives isolées à des solutions coordonnées et systémiques qui génèrent un impact durable.

Ana Gonzalez Guerrero a très bien résumé notre engagement envers un cadre et des actions qui accordent la priorité à l’équité, à l’antiracisme et à la réconciliation lors de la réunion du conseil d’administration au printemps. 

 

« Pour changer les systèmes à l’heure actuelle, il faut redoubler d’efforts. Et redoubler d’efforts rassurera et renforcera d’autres qui cherchent à faire la même chose. »  

 

Nous nous engageons en faveur d’une gouvernance transparente et efficace, en reconnaissant son rôle stabilisateur qui permet des opérations solides, cohérentes et responsabilisantes. Cette année, nous avons réécrit nos règlements pour clarifier comment la prise de décision est répartie au sein du réseau, élargir la composition de nos comités et officialiser les postes de direction. Nous avons aussi lancé un appel ouvert aux membres du conseil d’administration, ce qui a renforcé la transparence et l’accessibilité, et mis à jour les principales politiques sur l’acceptation de cadeaux et les investissements financiers, afin qu’elles correspondent mieux à nos valeurs et à la durabilité à long terme.

En 2025, nous avons également offert une plateforme aux organisations à vocation sociale leur permettant de partager leur vision pour des partenariats puissants avec la philanthropie. Cette démarche est essentielle et opportune, car elle contribue à transformer les dynamiques de pouvoir traditionnelles, en veillant à accorder une importance primordiale aux personnes les plus concernées par une initiative afin d’influencer les priorités de financement et les approches en matière de partenariats. En accordant la priorité à ces perspectives, nous favorisons des collaborations plus équitables, plus adaptables et plus déterminantes, avec une diversité de personnes, où les ressources correspondent aux besoins réels de la communauté, et où les solutions sont élaborées en collaboration plutôt qu’imposées.

Cette année marque une période de changement considérable pour le conseil d’administration. Nous tenons à remercier les membres pour leur générosité. Ces personnes, qu’elles viennent d’arriver au sein du conseil d’administration ou de le quitter, donnent de leur temps, font part de leur expertise et manifestent un leadership bienveillant. Leurs contributions ont renforcé notre gouvernance, en intégrant de nouvelles perspectives tout en préservant nos valeurs et notre direction, et ont contribué à guider l’organisation dans un contexte complexe et changeant.

Nous remercions chaleureusement nos collègues qui quittent le conseil d’administration, Sunshine Chen, Ana Gonzalez Guerrero, Lori Hewson, Precious Ile et Mary Pickering, pour leur ténacité, leur expérience et leur bienveillance, ainsi que pour leur soutien apporté à notre communauté. Comme bon nombre d’autres architectes du changement, ces personnes se sont plongées dans le travail discret et quotidien qui rend ces efforts collectifs possibles. Merci à vous pour votre engagement et votre leadership.

Nous souhaitons la bienvenue aux membres qui rejoignent notre conseil d’administration, Louise Adongo, Scott Graham, Anna Hardie, Hisham Abu-Abdel et Krystal Renschler! Vous arrivez lors d’une phase dynamique de notre travail, alors que nous renforçons les partenariats avec la philanthropie, les réseaux nationaux et les coalitions internationales qui cherchent à localiser et à amplifier notre impact commun. Surtout, vous rejoignez des communautés locales qui s’engagent avec clarté et détermination à faire progresser l’avenir qu’elles imaginent.

Et aux milliers de personnes qui façonnent et définissent l’identité et le rôle de l’Institut Tamarack, vous incarnez la puissance des personnes, l’ancrage du lieu et l’élan inébranlable de la passion. Vous inspirez nos actions. Merci de prendre part à ce cheminement et de contribuer à l’impact que nous créons ensemble.

Avec gratitude et détermination,

Nation Cheong, Président sortant du conseil d’administration / Président émérite
Colleen Cote-Christopherson, Nouvelle présidente du conseil d’administration 

Les changements localisés n’ont jamais eu autant d’importance.

Lors de la retraite trimestrielle de l’équipe de l’Institut Tamarack à la fin de l’année 2025, nous avons réaffirmé notre engagement visant à éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes. Même si notre cadre et notre démarche ont considérablement évolué depuis que nous avons formulé notre intention en 2020, notre détermination à atteindre cet objectif demeure intacte. 

En 2025,un cadre favorisant l’amour a ancré nos contributions dans la transformation des systèmes. Nous avons posé les questions suivantes : Comment manifestons-nous notre amour pour nous-mêmes? En cultivant une collaboration, comment manifestons-nous notre amour pour les autres? Comment nos collaborations accordent-elles la priorité à la confiance, à l’apprentissage et aux impacts menés par la communauté? Comment allions-nous l’amour et le pouvoir pour transformer les politiques, les récits et d’autres systèmes?  

Nous avons élargi l’expérience des communautés, les apprentissages et les aspirations afin d’augmenter l’impact, de clarifier les enjeux et les priorités, et de mobiliser des personnes prêtes à y travailler.

Nous avons soutenu le nombre croissant de communautés et d’architectes du changement qui luttent contre l’éradication de la pauvreté sous ses nombreuses formes, qu’elle soit économique, environnementale, intergénérationnelle et relationnelle. Nous avons célébré le nombre de plus en plus important de partenaires (y compris le Forum économique mondial, le Conseil consultatif national sur la pauvreté, l’Agence de la santé publique du Canada et le gouvernement du Manitoba) qui ont accordé la priorité à l’idée suivante : les changements durables commencent au sein des communautés, avec les personnes qui sont les plus concernées par les enjeux en question et des réseaux qui rassemblent les membres des communautés.

Les récits à continuation soulignent la manière dont les communautés et les architectes du changement ont recherché, suscité et célébré les sagesses, les forces et les rêves à l’échelle locale des communautés en 2025. Ils ont amélioré la façon dont les communautés ont modélisé la collaboration entre les secteurs et les échelles pour favoriser des changements en profondeur. Ils ont aussi reflété les trois priorités qui influencent les contributions de l’Institut Tamarack visant à éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes.

  1. Créer des espaces permettant aux personnes de tisser des liens, de mettre en pratique de nouvelles compétences et de partager de nouvelles façons de réfléchir et de travailler,

  2. Catalyser des lieux permettant de coordonner les nombreux actifs visant à transformer les systèmes, et

  3. Cultiver les mouvements qui rassemblent les nombreux lieux permettant de transformer les politiques, d’offrir de nouveaux récits et de bâtir la force collective.

Et nous avons célébré votre soutien. En cette période tumultueuse, vous nous avez permis de faire passer l’Institut Tamarack dans une nouvelle ère, une ère marquée par un engagement inébranlable à éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes. Une ère qui parvient à concrétiser cet objectif en s’appuyant sur la communauté et la collaboration, tout en accordant la priorité à l’équité, à l’antiracisme et à la réconciliation de manière visible et spécifique.

Chaque personne a des dons à offrir afin de créer des retombées équitables pour les communautés.

Conjuguons un avenir meilleur avec les communautés.

Nous nous réjouissons d’agir à vos côtés.

L’équipe de l’alignement 2025 de l’Institut Tamarack : Danya Pastuszek (elle), Bobby MacPherson (iel), Jana Harris (elle), Jorge Garza (il), Justin Williams (il), Lisa Attygalle (elle), Rochelle Ignacio (elle) et Ruté Ojigbo (elle)

À propos de l’institut tamarack

L’Institut Tamarack existe pour éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes. La pauvreté économique. La pauvreté sociale. La pauvreté relative aux inégalités en matière d’éducation. La pauvreté de nos liens avec la planète et le monde du vivant. 

Nous réunissons et renforçons les capacités de plus de 40 000 architectes du changement chaque année en nous appuyant sur des webinaires, des ateliers, des cours, des cohortes et des séances individuelles d’encadrement. Nous travaillons aux côtés de plus de 150 municipalités, régions et communautés des Premières Nations, principalement dans des régions rurales et éloignées et dans de petites villes. Nous estimons que les communautés sont essentielles pour résoudre la plupart des enjeux sociaux complexes et nous rassemblons des communautés locales pour influencer les politiques publiques et les récits.

Annual Report Dashboard 2025 FR

Ce que nous avons appris en 2025

En 2025, soit au milieu de la décennie de l’action et du plan stratégique de l’Institut Tamarack pour 2030, notre travail aux côtés des communautés a renforcé notre compréhension que :

L’appartenance est le fondement sur lequel reposent les communautés prospères. Elle est au cœur de notre vie civique. Lorsque nous ressentons des liens avec nos communautés, nous sommes plus susceptibles de contribuer positivement à leur avenir. L’appartenance est le fondement de la démocratie. Parvenir aux conditions qui permettent de cultiver l’appartenance exige de placer une diversité d’expériences vécues au cœur de la prise de décision et de l’élaboration d’approches menées par les communautés, centrées sur l’équité et influencées par le contexte et les données locales. Pour garantir des changements durables, l’appartenance doit être intégrée au sein des politiques, des pratiques et des systèmes grâce à des approches, comme une stratégie pancanadienne pour bâtir l’appartenance dans les communautés.
Les relations sont le moteur des changements. Notre travail aux côtés des communautés locales a réaffirmé que la manière dont nous accomplissons notre travail compte. Nous avons constamment observé comment les relations, tant au sein des communautés qu’entre elles, ne découlent pas simplement de la collaboration, mais qu’elles sont le fondement même de la manière dont nous passons de la connaissance d’un enjeu à l’action. Nous avons assisté à des transformations profondes et systémiques à mesure que les communautés s’orientaient vers la réciprocité. À Yellowknife, le Yellowknife Youth Network a réorganisé sa direction en faveur d’une structure collective, démontrant ainsi que l’engagement des jeunes est plus profond lorsqu’il est enraciné dans une responsabilisation mutuelle. À London, nous avons assisté à l’élaboration de la résilience climatique alors que les partenaires œuvraient, une conversation à la fois, pour accorder la priorité à l’expérience vécue et aller au-delà de la planification afin de mettre en œuvre des stratégies qui reflètent véritablement les besoins locaux. Ces communautés nous rappellent que la force de nos liens est une forme de changement systémique et que le changement systémique naît de la confiance, et non seulement des transactions.
Nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs sans accorder la priorité à l’équité. En 2025, après un processus de consultation et de conception qui a duré deux ans, nous avons indiqué nos engagements envers l’équité, l’antiracisme, la réconciliation et l’appartenance dans le document Seeds of Transformation: A Loving Framework for Equity, Reconciliation and Belonging (en anglais seulement). Nous avons pris des mesures dans sept domaines portant sur la culture, la gouvernance, les politiques, les relations et la prise de décision pour favoriser l’éradication des disparités en matière d’équité dans les communautés. Nous avons mis l’accent sur l’expansion de notre compréhension de l’antiracisme et de la réconciliation, en mettant à l’essai un outil d’analyse de l’équité et en lançant un cadre pour la prise de décision.
Éradiquer la pauvreté au travail renforcera tous les aspects du bien-être. Près de la moitié des personnes en situation de pauvreté au Canada travaille. Parmi elles, un tiers occupent des postes à temps plein à l’année. La pauvreté au travail est répandue et compromet les personnes, les familles, les communautés, les économies et notre bien-être collectif. Pour faire face à cette situation, l’Institut Tamarack, en collaboration avec des communautés à Chatham-Kent, à Drumheller, à Saskatoon, à Trail et à Winnipeg, a entamé un projet de trois ans pour élaborer et mettre en place des stratégies visant à lutter contre la pauvreté au travail. Nous avons travaillé avec Open Policy Institute pour comprendre les marchés du travail locaux, les lacunes dans les services et l’accès aux commodités dans chaque endroit. Nous avons communiqué le processus, les apprentissages, les premiers impacts et le rôle que chaque partie prenante peut planifier dans la feuille de route et trousse à outils visant à lutter contre la pauvreté au travail. Les schémas émergents ont influencé les réflexions sur la manière de modifier les flux de capitaux et les récits. Ils ont servi de fondement pour établir des priorités en matière de politiques publiques menées par les communautés, en relation avec l’inclusion financière, le revenu de base, le soutien du revenu et l’appartenance.
Les capitaux financiers sont essentiels aux transformations dont nous avons besoin. En 2025, nous avons soutenu des communautés locales pour leur permettre de diversifier leurs sources de revenus. Nous avons étudié comment elles pourraient accéder à de nouveaux types de capitaux financiers et les influencer. Grâce au Centre d’apprentissage, nous avons établi des partenariats avec une dizaine de bailleurs de fonds pour encourager davantage de pratiques en matière de subventions participatives, élaborer des cadres en faveur de l’engagement communautaire et explorer les possibilités de financement des efforts collaboratifs. Nous avons réuni des associations à but non lucratif, des organismes caritatifs, des bailleurs de fonds et d’autres parties prenantes autour d’un message commun sur l’importance des relations collaboratives, honnêtes et axées sur des objectifs entre les bailleurs de fonds et les organisations pour obtenir des résultats au service des communautés. Nous avons misé sur les multiples rôles que jouent les gestionnaires de capitaux financiers dans le travail en faveur du changement communautaire.

Récits sur les actions et les impacts.

Les récits qui suivent ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres de communautés qui osent agir. Ces récits montrent que l’innovation commence à l’échelle locale, avec des personnes qui ont conscience de la nécessité des changements et qui s’engagent collectivement. Elles devraient également avoir la possibilité de s’investir davantage dans la collaboration et le leadership à l’échelle locale.

 

 

Favoriser le bien-être collectif : une approche plurielle à l’égard des changements systémiques

Mettre fin à la pauvreté et à la fragmentation sociale exige plus des interventions isolées. Cela exige une approche plurielle qui relie les personnes, la présence dans un lieu et les politiques. Deux partenariats illustrent ce que nous pouvons accomplir lorsque nous combinons ces différents aspects : Le travail collaboratif de l’Institut Tamarack avec le Fonds d’action intersectorielle de l’Agence de la santé publique du Canada et nos liens étroits avec le Tri-Cities Intergenerational Belonging Project, un membre actif de l’Institut Tamarack. Si ces projets abordent différents aspects de la pauvreté, les deux renforcent l’infrastructure relationnelle nécessaire pour une société permettant à tout le monde de s’épanouir. Avec l’Agence de la santé publique et les communautés locales, nous avons vu comment la sagesse des leaders dans différents secteurs pouvait contribuer à favoriser un meilleur équilibre et une plus grande implication communautaire dans la santé. En parallèle, notre expérience avec l’équipe du projet de Tri-Cities a démontré que les relations intergénérationnelles contribuent à combattre la solitude et les inégalités. 

 

 

 

 

Advancing Equity Through Trust-Based, Participatory Grant Making in Region of Waterloo (en anglais seulement)  

La région de Waterloo a démontré son courage institutionnel dans le cadre d’un processus de subventions participatives basées sur la confiance qui placent les communautés en quête d’équité au cœur des décisions. En tant que membre actif de l’Institut Tamarack, la région a adopté des pratiques et des outils conçus pour transférer l’autorité aux partenaires et aux bénéficiaires de la communauté, en particulier les Premières Nations, ainsi que les communautés inuites, métisses, africaines, caribéennes, noires et racisées. En tirant parti de son plan pour la sécurité et le bien-être de la communauté dans le cadre de cette approche participative, la région a alloué 2,89 millions de dollars, contribuant ainsi à un investissement de près de 15 millions de dollars dans des soutiens au logement, des services adaptés sur le plan culturel, des programmes en matière de santé mentale et d’autres initiatives qui ont renforcé les liens et le bien-être. En réduisant les obstacles à la participation et en invitant les membres des communautés à participer à des panels sur les processus de subventions, la région a approfondi les partenariats intersectoriels et démontré le potentiel lorsque nous accordons la priorité à la confiance et aux relations plutôt qu’aux investissements transactionnels.

 

 

20 Years of Impact: How Calgary and Hamilton Shifted Systems and Reduced Poverty (en anglais seulement)    

Pendant 20 ans, Vibrant Communities Calgary et la Hamilton Roundtable for Poverty Reduction ont démontré le potentiel transformateur des changements systémiques durables et menés par la communauté. En tant que membres de l’Institut Tamarack depuis le lancement du réseau Communautés dynamiques, ces partenariats locaux ont illustré la persévérance nécessaire pour transformer les schémas de pensée, les dynamiques de pouvoir et les flux de ressources qui entretiennent la pauvreté. En rassemblant diverses parties prenantes autour d’un programme commun, les partenariats de Hamilton et de Calgary ont misé sur les données, les récits et des liens étroits pour transformer les histoires à l’échelle locale. Hamilton s’est engagée à privilégier l’expérience vécue pour favoriser des politiques audacieuses, comme le revenu de base, tandis que Calgary a réussi à harmoniser son leadership municipal pour influencer les plans provinciaux de réduction de la pauvreté. Grâce au soutien des cadres, de l’accompagnement et de l’infrastructure relationnelle de l’Institut Tamarack, ces parcours démontrent qu’une collaboration intersectorielle durable et un engagement continu pour des actions locales sont des éléments essentiels pour accélérer les changements systémiques et s’assurer qu’ils prennent racine.  

Le pouvoir des cohortes : accélérer la transition de la prise de conscience à l’action   

Les cohortes d’apprentissage de l’Institut Tamarack démontrent que l’utilisation de la sagesse collective peut servir de catalyseur remarquable pour le changement au sein des communautés. Grâce à nos cohortes, les initiatives collaboratives sont passées de la théorie à la pratique, intégrant l’appartenance au cœur de leurs priorités locales, favorisant les voies d’accès à l’emploi des jeunes, défendant la réduction de la pauvreté à l’échelle des populations, renforçant les économies rurales et comblant l’écart entre la planification climatique et la mise en œuvre pratique. Elles mettent en place l’infrastructure relationnelle, accélèrent l’action et renforcent les capacités des architectes du changement à diriger en période d’incertitude. En partant de cadres fondamentaux, comme Seeds of Transformation et l’outil d’auto-évaluation pour les architectes du changement (en anglais seulement), l’Institut Tamarack soutient des individus et des initiatives collaboratives, des associations de quartier aux tables rondes intersectorielles, pour leur permettre de faire face aux changements avec un courage inébranlable, une authenticité sans faille et une détermination sans relâche à œuvrer pour un avenir plus équitable.

 

 

Favoriser l’innovation des jeunes dans le Nord du Canada

 La collaboration entre l’Institut Tamarack, Youthful Cities, Hazhǫ Ełexè Łets’eèzhe (Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest) et Territorial Youth Collective lutte contre les obstacles systémiques à l’emploi des jeunes dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon. En partant d’études du projet DEVlab, qui soulignent que les jeunes, et en particulier les personnes noires, autochtones et racisées, ont connu une hausse de 15 % des perturbations dans leur parcours éducatif pendant la pandémie de COVID-19, ce partenariat cherche à faire passer les schémas de réflexion institutionnels de modèles fondés sur les déficits à des systèmes qui privilégient les relations. En reconnaissant la diversité des contextes, des histoires et des réalités des communautés éloignées et autochtones, ce partenariat contribue à réinventer les systèmes en privilégiant les relations, en valorisant une pluralité d’atouts et en créant des perspectives favorisant le leadership et l’influence des jeunes.

Nos finances 

La majorité des ressources financières de l’Institut Tamarack sert à permettre à l’équipe de s’impliquer directement auprès des communautés et à faire avancer le travail. Notre deuxième investissement le plus important est consacré à nos partenaires au sein des communautés. Cela nous permet de mettre à leur disposition les ressources nécessaires pour mener à bien cette mission.

Annual Report Financials 2025 FRPersonnel : 3 791 982 $, y compris le salaire et les avantages sociaux des membres de l’Institut Tamarack, soit le Centre d’apprentissage, les Réseaux en faveur du changement, et les équipes Ventes numériques, engagement et apprentissages, Politiques publiques et activation de ressources, Équité, antiracisme et réconciliation, Personnel et culture, et Finances et opérations.

Traduction, interprétation et communications : 101 669 $, y compris les coûts de traduction et d’interprétation, les dépenses relatives aux publications et à la technologie alors que nous faisons notre possible pour rendre les ressources de plus en plus accessibles.

Apprentissage, évaluation et amélioration collaborative : 170 204 $, y compris les déplacements, l’évaluation, l’accompagnement et les ateliers.

Rémunérations et contributions versées aux communautés : 1 149 024 $, y compris les honoraires versés aux architectes du changement qui contribuent aux webinaires, aux ateliers, aux outils et aux publications; la rémunération versée aux spécialistes de l’expérience vécue qui participent à des cohortes et à des communautés de pratique; les subventions opérationnelles versées aux communautés locales; et les fonds d’innovation destinés aux communautés locales.

Administration : 79 014 $, y compris la vérification, l’assurance et les services bancaires, la génération de revenus et les dépenses opérationnelles générales.

L’organisation continue à préserver une réserve de durabilité de 3,53 millions de dollars qui n’a pas été touchée en 2025. Nous n’avons pas l’intention de le faire en 2026 non plus,

 

 

Ce que ce moment exige de nous à l’aube de cette nouvelle année financière.

Nous traversons une période de grande incertitude, un creusement des inégalités et une érosion de la confiance et des liens sociaux. Les communautés, et les actions coordonnées entre les systèmes, ne sont pas des éléments secondaires aux solutions. Elles sont essentielles. C’est pourquoi, dans les années à venir, nous continuerons à œuvrer pour combler les écarts, faire entendre les réponses qui se trouvent au sein des communautés et bâtir une nouvelle forme de leadership collectif, soit un leadership qui opère au sein des communautés et atteint les institutions, les systèmes et les politiques.

Les personnes :

Nous renforcerons une communauté unie de praticien.ne.s qui connaissent bien nos domaines de pratique et fourniront un soutien continu pour favoriser les changements.
Nous mettrons à l’essai divers formats d’apprentissage, comme des cours asynchrones, des rassemblements en personne et des espaces dédiés aux politiques et au contenu à l’échelle provinciale (mesures d’évaluation communes, équité et antiracisme, moyens d’accéder à plusieurs types de capitaux et de les influencer) qui permettent des changements profonds menés par les communautés.
Nous nous engagerons à renforcer les liens entre les philanthropes et les responsables politiques, à les sensibiliser à leurs atouts, à les promouvoir et à les faire concourir activement à la réussite des projets communautaires.  
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La présence dans un lieu :

Grâce à nos relations durables, nous catalyserons des progrès vers des changements systémiques dans 150 communautés locales.
Nous travaillerons à faire progresser les voix, le leadership et l’influence des personnes avec une expérience vécue des enjeux concernés, en garantissant leur participation aux tables de concertation et aux discussions sur les politiques et en élaborant une infrastructure pour des postes reconnus et bien rémunérés au sein de la direction.     
Nous continuerons à établir des partenariats réciproques avec des Premières Nations et des communautés métisses, inuites et en quête d’équité.     

Nous cultiverons un apprentissage commun et des actions au sein des réseaux.

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Les politiques et les mouvements : 

Nous défendrons des changements politiques dans des domaines prioritaires définis par les communautés (p. ex., revenu de base, pouvoir du lieu et appartenance).
Nous travaillerons avec nos partenaires au sein des communautés pour harmoniser nos stratégies et définir des références qui s’engagent à atteindre des buts similaires. 
Nous continuerons à faire entendre des récits et à communiquer d’autres types de preuves et de données pour défendre le pouvoir du lieu, afin qu’il devienne une composante puissante et bien documentée de toutes les stratégies de changements transformationnels.

Notre outil d’analyse de l’équité continuera à orienter la stratégie, l’élaboration de ressources et les décisions en matière de gouvernance pour que l’équité soit intégrée à notre vision du changement.

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Face à l’instabilité actuelle et aux profondes difficultés qui règnent au sein de notre système, nous tenons à exprimer notre gratitude à l’égard de la communauté des architectes du changement, notamment nos bailleurs de fonds, nos partenaires, nos membres et nos apprenant.e.s, qui continuent à nous soutenir dans cette démarche. Votre engagement continu à soutenir un leadership local et les liens qui rendent ces changements possibles nous encourage. C’est un honneur de travailler à vos côtés.