COMMENT LA VALLÉE DE la rivière BOW A CONSOLIDÉ LES LIENS COMMUNAUTAIRES, L’APPARTENANCE ET LES CHANGEMENTS SYSTÉMIQUES EN MISANT SUR L’ESPÉRANCE EN MOUVEMENT
Cette étude de cas a été rédigée par Stephen Ngonain (Institut Tamarack) et Tanya Pacholok (Biosphere Institute).
RÉSUMÉ
Partout au Canada, les répercussions des changements climatiques se font de plus en plus visibles. En plus des inondations, des feux de forêt et de la hausse des températures, de nombreuses personnes ressentent de la peur, de la tristesse, de l’épuisement et un profond sentiment d’incertitude quant à l’avenir. Ces réalités émotionnelles sont de plus en plus fréquentes, mais elles sont rarement identifiées ou traitées dans les cadres formels d’action climatique.
Dans la vallée de la rivière Bow, en Alberta, les ateliers Active Hope: Navigating Climate Grief & Anxiety (Espérance en mouvement : Faire face au deuil écologique et à l’éco-anxiété) ont ouvert de nouvelles perspectives. Dirigée par le Biosphere Institute of the Bow Valley avec le soutien de l’Institut Tamarack, cette initiative a permis de créer des espaces accueillants et ancrés dans la culture locale, où les gens pouvaient s’exprimer librement sur les émotions suscitées par les changements climatiques et ses répercussions sur leur vie, leurs communautés et les endroits qui leur tiennent à cœur. Plutôt que d’accélérer la mise en place de solutions, les ateliers ont été pensés pour ralentir le rythme. Ils ont laissé la place aux liens, à la réflexion et à la responsabilité partagée.
Lors de trois ateliers, 66 membres de la communauté ont réfléchi à ce qui les attristait, à ce qui leur tenait le plus à cœur et à des moyens possibles de renforcer ensemble la résilience climatique. Ce qui en est ressorti est à la fois mesurable et profondément humain : des liens plus étroits, un courage retrouvé, un leadership accru et une évolution significative dans la compréhension et la pratique de l’action climatique dans la vallée de la rivière Bow.
Cette initiative raconte l’histoire de cette transformation. Elle illustre comment des investissements réfléchis dans la résilience émotionnelle et relationnelle peuvent entraîner des impacts profonds et durables. Elle propose un modèle que d’autres communautés au Canada peuvent adapter à leur propre lieu et contexte.
LES LIEUX, LES PERSONNES ET LA RÉALITÉ CLIMATIQUE
La vallée de la rivière Bow, en Alberta, est un endroit à couper le souffle, caractérisé par des liens étroits entre le territoire, les moyens de subsistance et la communauté. Nichée au cœur des Rocheuses et hébergeant des communautés comme Banff et Canmore, la vie est marquée par l’influence de la nature, du tourisme et des saisons. Les personnes s’établissent dans la vallée pour les montagnes, y restent pour le sentiment d’appartenance et y construisent leur vie en étroite relation avec le territoire. Ces dernières années, les feux de forêt et les épisodes subséquents de fumée prolongés sont devenus plus fréquents, assombrissant le ciel estival et perturbant le quotidien. Les inondations et les changements écologiques affectent également le tourisme, les infrastructures et les écosystèmes dont dépendent les populations (Environnement et Changement climatique Canada, 2023; Parcs Canada, 2024).
En parallèle, la vallée de la rivière Bow fait face à un ensemble unique de difficultés influencées par son économie axée sur le tourisme. Bon nombre des personnes qui y résident comptent sur le travail saisonnier ou dans le secteur des services de l’accueil, du tourisme et des loisirs. Ces emplois sont souvent caractérisés par une grande précarité et une forte sensibilité aux fluctuations de la fréquentation des touristes, aux aléas météorologiques et aux chocs économiques globaux. Selon les analyses du marché du travail local, la stabilité et le maintien en poste de la main-d’œuvre restent un défi dans la vallée, en particulier dans les secteurs liés au tourisme (Job Resource Centre, 2025).
Ces pressions économiques sont exacerbées par l’augmentation du coût de la vie et la persistance de l’insécurité en matière de logement. Les analyses des besoins en matière de logement et les sondages auprès des communautés révèlent systématiquement que l’augmentation des coûts de l’immobilier et des loyers dans des endroits comme Canmore surpasse celle des salaires locaux, ce qui rend de plus en plus difficile pour la main-d’œuvre et les familles de rester dans la région et ce qui contribue à l’aggravation des inégalités sociales et économiques dans l’ensemble de la vallée (Région de la vallée de la rivière Bow, 2024; Ville de Canmore, 2021).
Partout au Canada, les changements climatiques sont de plus en plus liés à l’anxiété, au deuil et à la détresse émotionnelle, surtout dans des communautés qui rencontrent déjà des difficultés sociales et économiques. Les risques liés au climat et la prise de conscience des changements environnementaux en cours peuvent déclencher toute une série de réactions émotionnelles, notamment le stress, la peur, la dépression et l’inquiétude, et ces effets sont souvent plus graves chez les personnes disposant de moins de ressources ou de réseaux de soutien (Commission de la santé mentale du Canada, 2023; CAMH, s.d.; Hayes et Poland, 2018). Dans la vallée de la rivière Bow, les préoccupations au sujet du changement climatique s’ajoutent aux difficultés que les personnes doivent déjà porter. Pourtant, il y a peu d’espaces où elles peuvent aborder ces émotions avec ouverture et honnêteté.
Si des initiatives climatiques existent dans la région, elles ont tendance à porter sur les solutions techniques et politiques. Cependant, ces efforts ne reflètent pas toute l’histoire. Ce qui fait souvent défaut, ce sont des espaces où reconnaître les aspects émotionnels, relationnels et culturels du changement climatique, c’est-à-dire comment il affecte le sentiment d’appartenance, le pouvoir d’agir et l’engagement des individus au fil du temps (Moser, 2016; Clayton et coll., 2017).
LE FOSSÉ TABOU : LE DEUIL ÉCOLOGIQUE ET L’ÉQUITÉ
Ce qui faisait défaut, dans la vallée de la rivière Bow, était un espace : un espace où parler de son ressenti en lien avec les changements climatiques, un espace où reconnaître le deuil, la peur et le sentiment de perte, un espace où comprendre comment ces émotions influencent les personnes qui agissent en faveur du climat, et qui celles qui ne le font pas.
Le deuil écologique est une émotion ressentie lors de la disparition, ou de la menace de disparition, de systèmes écologiques, d’espèces et de paysages importants (Cunsolo et Ellis, 2018). Ce deuil n’est pas vécu de la même manière par tout le monde. Les personnes qui entretiennent une relation étroite avec le territoire, celles qui sont les plus exposées aux conséquences climatiques, ou encore celles qui font déjà face à une exclusion sociale ou économique portent souvent une charge émotionnelle plus lourde. Comme nous le rappelle Joanna Macy, une environnementaliste, autrice et intellectuelle, dans le cadre de ses travaux sur l’espérance en mouvement, le deuil n’est pas un signe de faiblesse ou de désengagement : il reflète plutôt le soin. Prendre conscience de la détresse de l’univers peut servir de catalyseur pour la solidarité, le courage et l’engagement profond, plutôt que pour la paralysie ou le découragement (Macy et Johnstone, 2022).
Sans espaces où permettre aux personnes de nommer et d’exprimer collectivement leur deuil écologique, l’action climatique risque de devenir émotionnellement insoutenable et inaccessible à celles qui portent le plus lourd fardeau.
Dans la vallée de la rivière Bow, ce fardeau est de plus en plus visible :
- Les gens ont parlé ouvertement de leur peur, de leur tristesse et de leur épuisement.
- L’éco-anxiété a aggravé les troubles de la santé mentale existants.
- De nombreuses personnes ont ressenti de l’isolement, ne sachant pas vers qui se tourner ni comment réagir.
L’absence de lieux inclusifs et accessibles pour exprimer ses émotions rend l’action climatique écrasante et excluante. S’interroger sur le deuil écologique ne se limite pas à des considérations de bien-être personnel. C’est une question d’équité et de résilience sur le long terme.
L’INTERVENTION : L’ESPÉRANCE EN MOUVEMENT DANS LA PRATIQUE


| Événement « Good Grief: Grieving Together » Ralph Connor Church + Tobias Ear (Stoney Nakoda) |
Semaine de sensibilisation à la santé mentale et aux dépendances de Banff |
Les ateliers sur l’espérance en mouvement (en anglais seulement) ont été créés pour répondre directement à ce fossé afin d'offrir un espace où parler ouvertement de deuil écologique.
Alors que les risques climatiques sont de plus en plus manifestes, il y avait peu de moyens permettant aux personnes d’assimiler ensemble le poids émotionnel de ces changements. Les conversations sur le climat passaient souvent rapidement aux solutions, laissant le deuil et l’incertitude dans le silence et sans résolution.
L’espérance en mouvement a adopté une approche différente. S’appuyant sur la psychologie du climat, les enseignements autochtones et l’animation basée sur les arts, les ateliers ont invité les personnes à participer à une conversation plus lente et plus humaine sur les changements climatiques. Cette conversation a mis de l’avant l’importance de l’émotion, des liens et de la solidarité collective dans la résilience. Au lieu de considérer le deuil comme un obstacle à franchir, les ateliers l’ont perçu comme un gage d’affection envers les liens, la communauté et les générations à venir.
Les ateliers ont été pensés de manière réfléchie et s’inspirent des valeurs suivantes :
- Les enseignements de Stoney Nakoda (en anglais seulement), qui rendent hommage à une vision ancestrale et holistique de la terre, de la perte et du renouveau.
- Une animation qui privilégie le dialogue et la réflexion plutôt que des présentations.
- L’accent mis sur l’accessibilité sous forme d’honoraires, de nourriture, de services de garde d’enfants et de lieux communautaires de confiance.
- Le leadership partagé par les titulaires de savoir des Premières Nations au sein des Nations Stoney Nakoda, les groupes confessionnels, les organisations citoyennes et les partenaires à l’échelle locale.
Les ateliers n’ont pas commencé par l’habituelle question, « Quelles solutions devrions-nous mettre en place? », mais plutôt par des questions et des réflexions plus profondes d’après le cadre de référence « Work that Reconnects » (en anglais seulement) de Joanna Macy, qui soulève les points suivants :
- Puiser dans la gratitude : Comment avez-vous ressenti la joie, la gratitude, le lien social et l'émerveillement aujourd'hui? Qu’aimons-nous et que cherchons-nous à protéger?
- Honorer notre détresse : De quoi portons-nous le deuil alors que le climat change autour de nous?
- Adopter un nouveau regard : Quelles nouvelles perspectives votre gratitude et votre deuil ont-ils fait émerger en vous, dans vos relations avec les autres, avec la nature et avec la Terre?
- Avancer ensemble : Comment pouvons-nous porter cette responsabilité ensemble, plutôt qu’individuellement? Selon vous, à quoi ressemblerait le fait d'avancer ensemble?
Ces questions et réflexions ont changé la dynamique de l’engagement pour le climat dans la vallée de la rivière Bow. Le deuil écologique s’est transformé d'une épreuve individuelle à une expérience commune que l’on partage, qui renforce les liens, le courage et l’engagement.
Le soutien de l’Institut Tamarack a été essentiel pour rendre ce travail possible. Le financement de l’Institut a permis de fournir des honoraires, une animation chevronnée et des espaces accueillants propices à la confiance et à l’appartenance. Le rôle de l’Institut en tant que facilitateur et catalyseur a considérablement renforcé la crédibilité, favorisé la conclusion de partenariats et solidifié la collaboration. Son accompagnement, ses ressources d’apprentissage et ses réseaux nationaux ont soutenu une approche centrée sur l’équité plus intentionnelle et ont montré les moyens par lesquels des investissements stratégiques peuvent créer des impacts d’une portée considérable.
CE QUI A CHANGÉ : LES RETOMBÉES ET LES IMPACTS
Au fil du projet :
- 66 membres de la communauté ont participé à 3 ateliers en tout
- 91 % des membres ont déclaré que les ateliers étaient utiles
- 83 % ont vu leur sentiment d’appartenance à la communauté augmenter
- 75 % ont découvert des ressources locales en matière de santé mentale et/ou de climat
- 6 partenariats ont vu le jour ou ont été renforcés
LES EXPÉRIENCES DES membres
Au-delà des nombres, les membres ont partagé une expérience profonde.
Bon nombre de personnes ont évoqué le soulagement de réaliser qu’elles n’étaient pas seules. Certaines ont dit avoir quitté les ateliers avec un nouvel élan de clarté et de courage. Des expressions évoquant le fait de « se sentir comprises » et « d’être moins isolées » sont revenues à maintes reprises. Pour plusieurs d’entre elles, c’était la première fois que l’action climatique semblait être une expérience collective, un moyen de rester solidaires sans s’épuiser.
LES TRANSFORMATIONS SYSTÉMIQUES
Pour comprendre l’impact plus vaste de ce travail, le projet a également été examiné sous l’angle du cadre Waters of Systems Change (en anglais seulement), qui va au-delà des politiques, des pratiques et des flux de ressources pour s’intéresser à la manière dont les relations, les rapports de force et les schémas de pensée évoluent au fil du temps.

Les « Six conditions du changement systémique » sont un élément clé du cadre conceptuel « Water of Systems Change », qui aide à comprendre le changement à grande échelle. Ce cadre a été développé par John Kania, Mark Kramer et Peter Senge.
L’application de ce modèle au projet nous permet d’identifier et de comprendre les conditions qui permettent des changements systémiques.
LES POLITIQUES ET LES PRATIQUES
- Les honoraires proposés aux membres ont remis en question les normes en vigueur en accordant autant d’importance à l’expérience vécue qu’à l’expertise professionnelle.
- Les ateliers ont été pensés pour s’inspirer de pratiques qui tiennent compte des traumatismes et accordent la priorité à l’équité.
LES RELATIONS, LES LIENS ET LES RAPPORTS DE FORCE
- La confiance a été renforcée entre les leaders des Premières Nations, les groupes confessionnels, les organismes dans le domaine de la santé mentale, les groupes citoyens et les entreprises locales.
- Le mouvement pour le climat a vu une répartition plus équitable et représentative du leadership.
LES SCHÉMAS DE PENSÉE
- La résilience climatique est désormais perçue comme un phénomène profondément relationnel, culturel et émotionnel, ancré dans les enseignements et les pratiques artistiques des Stoney Nakoda, et non plus comme une simple question de solutions techniques ou dictées par les politiques.
- Le deuil écologique n’est plus considéré comme un fardeau individuel qu’il faut porter chacun.e de son côté, mais plutôt comme une expérience commune qui fait appel à la solidarité collective et aux liens entre nous.
Ce changement de mentalité, qui pourrait être le résultat le plus durable des ateliers sur l’espérance en mouvement, pourrait bien redéfinir la manière dont la communauté aborde la résilience.
CE QUI A CONTRIBUÉ À LA RÉALISATION DE CE PROJET
Plusieurs facteurs clés ont contribué à la réalisation de ce projet, notamment son ancrage profond dans la communauté.
- Grâce au leadership des Premières Nations, les ateliers se sont enracinés dans la culture, les relations et le respect du territoire.
- Les partenaires de confiance à l’échelle de la communauté ont facilité la venue des membres en créant des espaces familiers et accueillants.
- Les entreprises locales ont apporté leur soutien sous forme de dons en nature, démontrant ainsi que la résilience est une responsabilité partagée.
- Des mesures de soutien pratiques, comme de la nourriture, un service de garde d’enfants et des honoraires, ont favorisé la participation de personnes souvent exclues.
Au bout du compte, la résilience n’est pas issue du travail d’une seule organisation ou d’un seul programme. Elle est l’aboutissement du travail collaboratif de nombreuses personnes.
LES APPRENTISSAGES EN CHEMIN
Deux enseignements majeurs ont émergé :
- Des ateliers ponctuels ne sont pas suffisants. Les personnes recherchent des espaces permanents où elles peuvent continuer à échanger, à réfléchir et à se soutenir mutuellement.
- Le travail relationnel demande du temps. La confiance, la guérison et la résilience s’accroissent grâce à une solidarité constante et persistante, et non à des événements ponctuels.
LES RÉPERCUSSIONS ET LE POTENTIEL DE TRANSMISSION
L’impact de ce travail se répand déjà dans la région :
- Les personnes sont plus enclines à parler de santé mentale dans le cadre de l’action climatique.
- Les relations se sont renforcées entre les secteurs, les groupes communautaires, les prestataires de services et les organisations locales.
- La résilience émotionnelle est de plus en plus intégrée dans la planification communautaire, non pas comme une option supplémentaire, mais comme un fondement essentiel.
Ce qui s’est produit dans la vallée de la rivière Bow n’est pas unique à un lieu spécifique. Cette approche offre une voie d’espérance à de nombreuses communautés, surtout dans les régions rurales et touristiques, ainsi qu’aux personnes qui font face aux enjeux concomitants du changement climatique et des questions de santé mentale.
LES PROCHAINES ÉTAPES
L’objectif pour l’avenir est de poursuivre le travail en cours.
- Mettre en place une série d’ateliers réguliers afin que les membres puissent continuer à se retrouver pour échanger et réfléchir ensemble.
- Approfondir les pratiques artistiques et interculturelles qui permettent aux personnes de saisir pleinement les implications du changement climatique.
- Renforcer les partenariats à long terme avec les leaders des Premières Nations et les groupes citoyens, en accordant une place centrale au leadership partagé.
Pour que ce nouveau chapitre puisse voir le jour, il faudra un soutien constant au fil du temps. Ce soutien devra reconnaître que le véritable changement s’appuie sur des liens authentiques qui permettent à ces relations de prospérer.
L’IMPORTANCE DE CETTE HISTOIRE
Les ateliers sur l’espérance en mouvement dans la vallée de la rivière Bow nous rappellent que l’action climatique ne dépend pas seulement de l’infrastructure, des politiques ou de la technologie. Elle dépend des personnes, des liens, de la solidarité et du courage nécessaires pour nommer ensemble les émotions difficiles.
Lorsque les communautés sont accompagnées pour faire leur deuil, tisser des liens et agir ensemble, l’isolement se transforme en pouvoir d’agir. L’action climatique devient alors un point d’ancrage, plutôt qu’un défi insurmontable.
Alors que le rythme des répercussions climatiques s’accélère, de nombreuses communautés ont de la difficulté à poursuivre le travail. Ce projet propose une méthode concrète et pleine d’espoir pour avancer. Il invite les bailleurs de fonds, les responsables politiques et les leaders de la communauté à investir non seulement dans des solutions, mais aussi dans les conditions humaines qui les rendent possibles.
Cette histoire illustre le courage et la solidarité collective qui émergent du terrain. Elle démontre le potentiel qui existe lorsque nous favorisons le lien social à l’isolement, l’espoir au désespoir, et les raisons pour lesquelles cette approche est prête à être partagée, adaptée et mise en œuvre par les communautés partout au Canada.
REMERCIEMENTS
Ce travail a été rendu possible grâce à la générosité, à la confiance et au leadership de nombreuses personnes dans la vallée de la rivière Bow. Nous remercions sincèrement les titulaires de savoir Îyârhe Nakoda, les membres de la communauté et les partenaires à l’échelle locale pour leurs histoires, leur sagesse et leur temps. Nous remercions également le Biosphere Institute of the Bow Valley et l’Institut Tamarack pour leur soutien et leur engagement en faveur de la création d’espaces propices à l’appartenance, à la réflexion et à la solidarité collective. Surtout, nous remercions toutes les personnes participantes qui ont participé à ces ateliers avec ouverture et courage. Cette histoire est la leur.